Gusse – François Barberousse

14 Fév

 

Résumé : 

La guerre 1911-1918 décime un village entre Sologne et Berry. Des jeunes gens meurent en pleine force de l’âge, des amis, des copains ne sont plus que des croix alignées au cimetière ou sur la stèle du monument aux Morts. Pourquoi Gusse s’est-il confié au Glaude lors de sa dernière permission ? Comment est-il mort ? A quelle date ? Quelles sont les vraies raisons ?.. François Barberousse avec son talent habituel nous entraîne dans un village solognot comme beaucoup de villages avec ses gens de la terre qui vivent au rythme des saisons, qui travaillent dur, qui habitent la nature qui les entoure… dans un style parfait et une écriture qui coulent et vous entraînent… Gusse, le héros du roman, est soldat pendant la Grande Guerre. Pour autant, le roman ne peint en rien la guerre elle-même. Il décrit le désespoir d’un jeune homme qui constate que la communauté paysanne qu’il aimait se délite au fil des années de conflit. Chaque permission est pour lui l’occasion de constater que le monde paysan est profondément blessé dans ses usages, dans ses valeurs.

« L’âge d’or » des campagnes françaises (ainsi a-t-on pu nommer la période des années 1880-1900) a bien disparu. Bien qu’éloignée du front, la Sologne et sa ruralité profonde ne sont donc pas à l’abri des changements. Et tout l’art de ce roman est de savoir les peindre avec force et avec tact. Les villes vivent aussi cela. Mais elles bénéficient d’un dynamisme qui masque les mutations sociales et l’émergence de nouvelles mentalités sous les traits d’une modernité qui peut paraître attrayante.
Il n’en va pas de même pour les campagnes qui, dès lors peuvent apparaître comme les grandes perdantes de la guerre.

 

Mon avis :

Ce qui m’a plu à la lecture de ce roman, c’est le contexte historique. En effet, j’aime beaucoup les récits qui se déroulent lors de la Grande Guerre, que je trouve très intéressante, et indispensable à connaître.

J’ai au départ eu du mal à entrer dans l’histoire. En effet, il s’agit d’un roman posthume qui a été écrit 1938. L’écriture de Barberousse est donc bien différente de l’écriture moderne que l’on connaît. Il m’a fallu un certain temps pour m’habituer à ce style d’écriture.

J’ai trouvé que les émotions des différents personnages étaient merveilleusement bien retranscrites par l’auteur. Ainsi, on s’attache facilement à eux. L’auteur parvient également à adapter son vocabulaire aux différents milieux que l’on rencontre au cours du roman, et j’ai trouvé cela intéressant. Par exemple, on trouve des expressions propres au monde paysan.

Certes, il ne s’agit pas ici d’un roman d’action, mais plutôt d’un roman qui fait parler les mots et les sentiments. Une très jolie écriture !

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