Baby Love de Joyce Maynard

11 Avr

Résumé :

Fin des années 1970, quatre adolescentes confrontées à la maternité : Sandy, mariée à un paumé de dix-neuf ans peu concerné par son rôle de père ; Tara, produit d’une famille désunie, seule avec son enfant ; Wanda, toujours fêtarde malgré un bébé de trois mois ; Jill, enceinte, et dans la peur de l’annoncer à ses parents. Un même amour maternel unit ces jeunes filles : leur bébé, c’est leur seule réussite, l’unique preuve de leur importance.

Elles le nourrissent, le dorlotent, le déguisent, jouent avec comme à la poupée, le malmènent, aussi. Sur les marches d’une laverie automatique, leur lieu de rendez-vous favori, elles se racontent leurs histoires et parlent télé, cinéma, magazines… Jusqu’à ce que la venue de deux femmes en quête d’enfants fasse basculer ces vies d’une banalité à la fois touchante et terrifiante. Avec ce premier roman paru en 1981 aux États-Unis, Joyce Maynard signe un subtil portrait – toujours d’actualité – de l’Amérique profonde.

Mon avis :

Le récit débute simplement, dans les années 70, dans une petite ville américaine. On y fait la connaissance de très jeunes mamans déjà mariées dont certaines n’ont même pas 18 ans. Pourtant, elles aiment énormément leurs bébés et tout paraît aller pour le mieux… jusqu’à ce qu’on se rende compte de certaines choses.

Tout d’abord, l’écriture de Joyce Maynard est très agréable à lire. De plus, elle n’est pas brute, et permet de faire comprendre les choses au lecteur sans le brusquer. Petit à petit, le drame s’installe et on sent que des événements tragiques vont survenir. Et l’écriture douce de l’auteur va se transformer en véritable coup de fouet. Rien n’est épargné au lecteur : certaines sont franchement insoutenables.  Et je pense que c’est cette écriture si particulière, cette violence qui monte crescendo qui fait que l’on se souvient de cette lecture, car elle est marquante. La fin est en effet assez difficile à supporter. La fin du roman est une réelle critique de la société, tellement elle est cruelle. Et malheureusement, tout cela est bien réel, les critiques faites par l’auteur sont bien justifiées, et on prend un sacré coup dans la figure !

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :