Du bleu sur les veines de Tony O’Neill

15 Avr

 

 

Résumé : Voici le portrait d’un jeune Anglais échoué à L.A. et dont la vie bascule sans transition de la scène musicale au quotidien des junkies et à l’univers de la rue. Au-delà du thème de l’addiction, Tony O’Neill évoque l’essentiel : notre capacité à rester honnêtes et authentiques dans un monde qui ne nous le permet plus vraiment. Notre héros a de gros soucis : une femme qu’il connaît depuis deux jours à peine, pas de job, pas d’argent et un budget stupéfiants ayant explosé depuis longtemps toutes les limites, dans un Los Angeles qui n’a jamais fait de concessions aux égarés. Mais là n’est pas le principal intérêt du roman. Oui, on y trouve des histoires de deals, d’amitié perdue, de souffrance, de sexe et de relations superficielles. Bien sûr il y a les motels pourris, les crises de manque, les cliniques de méthadone et la recherche permanente du high. Et non il n’y a aucun romantisme, aucune morale, et pas de retour des ténèbres vers la lumière. Mais ce douloureux et croissant besoin de dope, qui vous fait pactiser avec le Diable, est aussi une quête sans fin pour trouver un sens à sa propre vie. Et c’est ce qui propulse Du bleu sur les veines bien au-delà du traditionnel parcours fléché « addiction / rédemption ». L’aventure d’un musicien-écrivain qui cherche en lui-même ce qu’il y a de plus précieux : l’amour.

 

Mon avis : Rien que la présentation de l’éditeur m’a beaucoup plu : elle montre à quel point le récit est puissant. En effet, ce roman évoque de nombreux thèmes :  drogue,  perdition, rejet de la société… 

Le plus impressionnant, c’est que ce roman est autobiographique : l’auteur est lui-même un drogué, également musicien. Ici, Tony O’Neill nous raconte son ancienne vie de drogué à Los Angeles où l’argent ne sert qu’à acheter de la drogue, sa descente aux enfers. Il n’hésite pas à nous faire part dans son récit du moindre détail, il ne cache absolument rien au lecteur : sensations éprouvées, sentiments ressentis… 

L’écriture Tony O’Neill e st très forte et parfois brutale, à tel point que le lecteur lui-même à l’impression de se trouver aux côtés du narrateur. Même si c’est une autobiographie, le suspense est bien présent car on espère à chaque ligne que l’on va sortir indemne de ce cercle vicieux dans lequel est tombé l’auteur. 

Certes, le roman est parfois dur, il provoque le dégoût, mais j’en suis ressortie transformée. L’auteur ne cherche pas ici à s’escuser ou à faire l’éloge de la drogue, mais c’est en réalité un témoignage poignant qui ne vous laissera à coup sur pas indifférent.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :