Dawa de Julien Suaudeau

18 Sep

Résumé :

 » Pour frapper l’imagination, rester dans les mémoires, il fallait quelque chose de soigné et de spectaculaire. Et, en la matière, il n’y avait pas mieux que les modèles classiques, New York 2001, Madrid 2004, Londres 2005, Paris 2014. Montparnasse, Austerlitz, Saint-Lazare, gare du Nord, gare de l’Est, gare de Lyon. C’était le grand chelem du terrorisme hexagonal : six bombes – et le septième jour, se disait-il parfois, le cœur affamé de néant, le diable pourrait chômer.  » Dans une France post-républicaine, en proie au vertige identitaire et aux marchandages politiques, deux hommes poursuivent une vengeance au long cours, l’un derrière l’illusion du djihad, l’autre sous le masque de la loi. Autour d’eux, dans les coulisses du pouvoir ou sur les dalles de la banlieue parisienne, la violence de leur idée fixe va renverser le destin d’inconnus, sans épargner les êtres qui leur sont chers. De l’agrégé d’arabe au superflic corse, de la politicienne sans vergogne au caïd capverdien, de la filière ZEP de Sciences-Po aux salles de boxe des 3000, rarement la société française n’a été scrutée avec tant d’acuité, d’ampleur et d’humanisme. Dawa est un joyau brut, un polar en forme de tragédie, l’histoire d’une vengeance, le portrait d’une nation en crise, une représentation réaliste de la société française à en donner le frisson. Ben Laden chez Balzac.

Mon avis :

Tout d’abord, le livre en lui-même est assez impressionnant : un sacré pavé à la couverture noire et granuleuse. Le titre également semble nous agresser.

On fait la connaissance du personnage de Al-Mansour, un ancien fellaga atteint de la maladie d’alzheimer. Le récit a lieu lors des municipales de mars 2014, mise en péril par la menace d’un attenta à la bombe d’un groupe de djihadistes.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, qui m’a fait penser à un petit film. On ressent bien le fait que Julien Suaudeau est un journaliste. Il évoque la politique, qu’il connait très bien, c’est donc un plaisir de le lire.

Il est parvenu d’une main de maître à me plonger dans l’univers de son récit : j’avais l’impression d’y être !

J’ai beaucoup aimé son écriture, fluide et sans tabou : il n’a pas peur des mots, et j’adore !

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